Festival Eldorado

Montrer de la plus belle des manières la scène musicale indépendante actuelle, c’est la mission d’utilité publique que s’est assignée cette troisième édition du festival Eldorado. A la croisée des chemins entre rock convulsif, folk bucolique et pop pastorale, la programmation à l’ouïe fine place cette rentrée des classes sous le double signe de l’éclectisme et de l’élégance. Voilà qui tombe à pic puisqu’on ne voit pas comment, une fois l’esprit décidé à prendre la tangente, nous pourrions nous passer des promesses d’été indien onirique que nous murmurent les mélodies douces-amères du talentueux songwriter canadien Ron Sexsmith (le 14). Lovées entre ciel et terre, on jurerait y voir toutes les beautés du monde... Une vision paradisiaque que suscitent aussi les envolées rock lo-fi des turbulents Américains de Man Man (le 16) et le psychédélisme régénérateur de Wooden Shjips (le 15) – dont les fantasmes soniques évoquent aussi bien le krautrock irrévérencieux de Neu ! que le garage du 13th Floor Elevator. Vous avez encore envie de voyages ? De farniente à l’ombre de rythmiques “uptempo” et d’horizons vocaux crépusculaires ? A l’Ouest, rien de nouveau ? C’est que vous n’avez pas encore trouvé votre Eldorado...

Jusqu’au 16 septembre à 19 h au Café de la Danse, 5, passage Louis Philippe, 11e. M°
Bastille. Pl. : 22 ¤ par soir, 75 ¤ le pass 5 jours.

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